BIOÉTHIQUE, CE QU'ONT DIT LES ÉVÊQUES DE FRANCE


DÉCLARATIONS DE l'EGLISE CATHOLIQUE EN FRANCE suite au décès de Vincent Lambert


Message pascal et bénédiction Urbi et Orbi du pape François

Message de Pâques du pape François

Chers frères et sœurs, bonne fête de Pâques!

Aujourd’hui l’Église renouvelle l’annonce des premiers disciples: ‘‘Jésus est ressuscité’’. Et de bouche en bouche, de cœur en cœur, elle rappelle l’invitation à la louange: ‘‘Alléluia… Alléluia’’. Ce matin de Pâques, jeunesse éternelle de l’Église et de l’humanité tout entière, je voudrais adresser à chacun d’entre vous les premières paroles de la récente Exhortation apostolique consacrée en particulier aux jeunes:

«Il vit, le Christ, notre espérance et il est la plus belle jeunesse de ce monde. Tout ce qu’il touche devient jeune, devient nouveau, se remplit de vie. Les premières paroles que je voudrais adresser à chacun des jeunes chrétiens sont donc : Il vit et il te veut vivant ! Il est en toi, il est avec toi et jamais ne t’abandonne. Tu as beau t’éloigner, le Ressuscité est là, t’appelant et t’attendant pour recommencer. Quand tu te sens vieilli par la tristesse, les rancœurs, les peurs, les doutes ou les échecs, il sera toujours là pour te redonner force et espérance» (Christus vivit, nn. 1-2).

Chers frères et sœurs, ce message est adressé en même temps à chaque personne et au monde entier. La Résurrection du Christ est le début d’une vie nouvelle pour chaque homme et chaque femme, parce que le vrai renouvellement part toujours du cœur, de la conscience. Mais Pâques est aussi le début du monde nouveau, libéré de l’esclavage du péché et de la mort: le monde finalement ouvert au Royaume de Dieu, Royaume d’amour, de paix et de fraternité.

Le Christ vit et reste avec nous. Il montre la lumière de son visage de Ressuscité et n’abandonne pas ceux qui sont dans l’épreuve, dans la souffrance et dans le deuil. Que Lui, le Vivant, soit espérance pour le bien-aimé peuple syrien, victime d’un conflit qui perdure, et qui risque de nous trouver toujours davantage résignés et même indifférents. C’est plutôt le moment de renouveler l’engagement pour une solution politique qui réponde aux justes aspirations de liberté, de paix et de justice, qui affronte la crise humanitaire et favorise le retour en sécurité des personnes déplacées et de celles qui se sont réfugiées dans les pays limitrophes, surtout au Liban et en Jordanie.

Pâques nous porte à tourner le regard vers le Moyen-Orient, déchiré par des divisions et des tensions continues. Que les chrétiens dans la région, avec une persévérance patiente, témoignent du Seigneur ressuscité et de la victoire de la vie sur la mort. J’ai une pensée particulière pour la population du Yémen, en particulier pour les enfants épuisés par la faim et la guerre. Que la lumière pascale éclaire tous les gouvernants et tous les peuples du Moyen-Orient, à commencer par les Israéliens et les Palestiniens, et les incite à soulager tant de souffrances et à poursuivre un avenir de paix et de stabilité.

Que les armes cessent d’ensanglanter la Libye où, de nouveau, des personnes sans défense meurent ces dernières semaines et où de nombreuses familles sont contraintes à quitter leurs propres maisons. J’exhorte les parties concernées à choisir le dialogue plutôt que l’oppression, en évitant que s’ouvrent à nouveau les blessures d’une décennie de conflits et d’instabilité politique.

Que le Christ Vivant donne sa paix à tout le bien-aimé continent africain, encore parsemé de tensions sociales, de conflits et parfois d’extrémismes violents qui provoquent l’insécurité, la destruction et la mort, surtout au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Nigéria et au Cameroun. Ma pensée va également au Soudan, qui traverse un moment d’incertitude politique et où je souhaite que toutes les instances puissent s’exprimer et que chacun s’efforce de permettre au pays de trouver la liberté, le développement et le bien-être auxquels il aspire depuis longtemps.

Que le Seigneur ressuscité accompagne les efforts accomplis par les Autorités civiles et religieuses au Soudan du Sud, soutenues par les fruits de la retraite spirituelle vécue il y a quelques jours ici au Vatican. Puisse s’ouvrir une nouvelle page de l’histoire du pays, dans laquelle toutes les composantes politiques, sociales et religieuses s’engagent activement pour le bien-être commun et la réconciliation de la Nation.

Lors de cette fête de Pâques que trouve du réconfort la population des régions orientales de l’Ukraine, qui continue de souffrir du conflit encore en cours. Que le Seigneur encourage les initiatives humanitaires et celles visant à atteindre une paix durable.

Que la joie de la Résurrection remplisse les cœurs de ceux qui, sur le continent américain, subissent les conséquences de situations politiques et économiques difficiles. Je pense en particulier au peuple vénézuélien: à beaucoup de personnes privées des conditions minimales pour mener une vie digne et sûre, à cause d’une crise qui perdure et s’approfondit. Que le Seigneur donne à ceux qui ont des responsabilités politiques d’œuvrer pour mettre fin aux injustices sociales, aux abus ainsi qu’aux violences et de faire des pas concrets permettant de guérir les divisions et d’offrir à la population les aides dont elle a besoin.

Que le Seigneur ressuscité éclaire les efforts qui se font au Nicaragua en vue de trouver au plus tôt une solution pacifique et négociée au bénéfice de tous les nicaraguayens.

Face aux nombreuses souffrances de notre temps, que le Seigneur de la vie ne nous trouve pas froids et indifférents. Qu’il fasse de nous des constructeurs de ponts et non pas de murs. Lui, qui nous donne sa paix, qu’il fasse cesser le bruit des armes, aussi bien dans les situations de guerre que dans nos villes, et qu’il inspire les gouvernants des Nations afin qu’ils s’engagent à mettre fin à la course aux armements et à la diffusion préoccupante des armes, surtout dans les pays économiquement plus développés.

Que le Ressuscité, qui a ouvert tout grand les portes du sépulcre, ouvre nos cœurs aux besoins des personnes défavorisées et sans défense, des pauvres, des sans emploi, des personnes marginalisées, de ceux qui frappent à notre porte à la recherche de pain, d’un refuge et de la reconnaissance de leur dignité.

Chers frères et sœurs, le Christ vit! Il est espérance et jeunesse pour chacun d’entre nous et pour le monde entier. Laissons-nous renouveler par lui! Bonne Pâques!

(c) Librairie éditrice du Vatican


Deux nouveaux évêques auxiliaires

Dont Mgr BRUNO Valentin du diocèse de Versailles


L'urgence de la fraternité: message de Mgr Aupetit archevêque de Paris


Déclaration des évêques de France sur la dignité de la procréation

Extraits de ce document disponible aux éditions du Cerf

Reconnaître la dignité de la procréation

et s’engager pour la fraternité

Les évêques de France offrent ici leur contribution au débat sur la régulation juridique des techniques d’assistance médicale à la procréation.

Ils cherchent à expliciter la dignité de la procréation, qui est indissociable de la dignité inviolable et inaliénable de tout être humain. Ils soulignent que la personne vulnérable est la pierre d’angle de l’éthique.

Les évêques de France se sont exprimés sur la fin de vie, en déclarant : « Oui à l’urgence de la fraternité  ! » Ils élargissent maintenant leur réflexion a` toutes les étapes de l’existence. Dans les pages qui suivent, ils écrivent : « La fraternité est indissociable de la dignité : elle demande d’honorer la dignité des autres par la reconnaissance mutuelle et par la participation à la réflexion et à l’action, qui doivent, autant que possible, conditionner l’exercice de la solidarité. » La fraternité fonde notre pacte social et politique.

Les évêques de France encouragent le dialogue grâce auquel les arguments éthiques sont présentés avec sérénité afin que la voie la meilleure soit cherchée par tous. Il s’agit en effet de promouvoir la fraternité qui nous rassemble tous dans le respect de la dignité de l’être humain et de la procréation.

La Déclaration La dignité de la procréation est le fruit d’un travail pour lequel plusieurs expertises ont été sollicitées. Elle a bénéficié des travaux des Départements d’Éthique biomédicale du Centre Sèvres et du Collège des Bernardins. Elle prend en compte les principes éthiques et juridiques fondamentaux du « modèle français de bioéthique », qui sont rappelés par le Conseil d’État. Elle est attentive à des expressions de citoyens formulées au cours des États généraux de la bioéthique.

Cette Déclaration rassemble les évêques de France qui ont tenu à la signer ensemble. Ils sont convaincus que la bioéthique fait plus que jamais appel à l’attention d’un regard posé sur la personne sexuée : regard sur son mystère, sur sa transcendance, sur ses liens par lesquels elle vient au monde, sur ses relations grâce auxquelles elle peut y vivre de manière vraiment humaine. De la qualité de ce regard dépend un juste usage de la technique, soucieux de ne porter atteinte ni à la dignité des êtres humains ni à la fraternité qui a vocation à les rassembler.

Mgr PIERRE D’ORNELLAS,

Archevêque de Rennes, Responsable du Groupe de travail
sur la bioéthique au sein de la Conférence des évêques de France


Pièce jointe

Lettre du pape François au Peuple de Dieu

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Cor 12,26).


Discours du pape François au Conseil Oecuménique des Eglises à Genève le 21 JUIN

Discours du pape François au Conseil oecuménique des Eglises le 21 juin 2018 à Genève          Chers frères et sœurs,

Nous avons écouté la parole de l’Apôtre Paul aux Galates, qui traversaient des difficultés et des luttes internes. Il y avait en effet des groupes qui s’affrontaient et s’accusaient mutuellement. C’est dans ce contexte que l’Apôtre, par deux fois en peu de versets, invite à marcher «sous la conduite de l’Esprit Saint» (Ga 5, 16.25).

Marcher. L’homme est un être en chemin. Toute sa vie durant, il est appelé à se mettre en route, pour une sortie continue à partir de là où il se trouve: du moment où il sort du sein maternel jusqu’au moment où il passe d’un âge de la vie à un autre; du moment où il laisse la maison de ses parents jusqu’au moment où il sort de cette existence terrestre. Le chemin est une métaphore qui révèle le sens de la vie humaine, d’une vie qui ne se suffit pas à elle-même, mais qui est toujours à la recherche de quelque chose de plus. Le cœur nous invite à marcher, à atteindre un but.

Mais marcher est une discipline, un effort; il faut de la patience quotidienne et un entraînement constant. Il faut renoncer à beaucoup de chemins pour choisir celui qui conduit au but et vivifier la mémoire pour ne pas la perdre. Marcher demande l’humilité de retourner sur ses propres pas et le souci des compagnons de voyage, car ce n’est qu’ensemble qu’on marche bien. Marcher, en somme, exige une conversion de soi continue. C’est pourquoi beaucoup y renoncent, en préférant la quiétude de la maison, où ils s’occupent commodément de leurs propres affaires sans s’exposer aux risques du voyage. Mais ainsi, on s’accroche à des sécurités éphémères, qui ne donnent pas cette paix et cette joie auxquelles le cœur aspire, et qui ne se trouvent qu’en sortant de soi-même.

Dieu nous appelle à cela, depuis les débuts. Déjà, à Abraham il a été demandé de quitter sa terre, de se mettre en chemin, armé seulement de la confiance en Dieu (cf. Gn 12, 1). C’est ainsi que Moïse, Pierre et Paul, et tous les amis du Seigneur, ont vécu en cheminant. Mais surtout Jésus nous en a donné l’exemple. Pour nous, il est sorti de sa condition divine (cf. Ph 2, 6-7) et il est descendu parmi nous pour marcher, lui qui est le Chemin (cf. Jn 14, 6). Lui, le Seigneur et le Maître, s’est fait pèlerin et hôte au milieu de nous. Retourné au Père, il nous a fait don de son Esprit même, de manière que nous ayons la force de marcher dans sa direction, d’accomplir ce que Paul demande: marcher selon l’Esprit.

Selon l’Esprit: si chaque homme est un être en chemin, et qu’en se repliant sur lui-même il renie sa vocation, à plus forte raison le chrétien. En effet, souligne Paul, la vie chrétienne porte en soi une alternative inconciliable: d’une part marcher selon l’Esprit, en suivant le chemin inauguré par le Baptême; d’autre part «satisfaire les convoitises de la chair» (Ga 5, 16). Que veut dire cette expression? Elle signifie essayer de se réaliser en suivant la voie de la possession, la logique de l’égoïsme, selon lesquelles l’homme cherche à accaparer ici et maintenant tout ce qui lui plaît. Il ne se laisse pas accompagner docilement là où Dieu indique, mais poursuit sa propre route.

Nous avons sous les yeux les conséquences de ce parcours tragique: vorace des choses, l’homme perd de vue ses compagnons de voyage; alors sur les routes du monde règne une grande indifférence. Poussé par ses propres instincts, il devient esclave d’un consumérisme effréné: alors la voix de Dieu est étouffée; alors les autres, surtout ceux qui sont incapables de marcher sur leurs jambes, comme les enfants et les personnes âgées, deviennent des déchets dérangeants; alors la création n’a plus d’autre sens que de servir à la production en fonction des besoins.

Chers frères et sœurs, aujourd’hui plus que jamais ces paroles de l’Apôtre Paul nous interpellent: marcher selon l’Esprit, c’est rejeter la mondanité. C’est choisir la logique du service et progresser dans le pardon. C’est s’inscrire dans l’histoire au pas de Dieu: non au pas tonitruant de la prévarication, mais au pas cadencé d’un seul précepte: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» (v.14). La voie de l’Esprit est en effet marquée par des jalons dont Paul dresse la liste: «amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi» (vv. 22-23).

Nous sommes appelés, ensemble, à marcher ainsi: la route passe par une conversion continue, par le renouvellement de notre mentalité afin qu’elle soit conforme à celle de l’Esprit Saint. Au cours de l’histoire, les divisions entre chrétiens sont souvent advenues parce qu’à la racine, dans la vie des communautés, s’est infiltrée une mentalité mondaine: on défendait d’abord ses intérêts propres, puis ceux de Jésus Christ. Dans ces situations, l’ennemi de Dieu et de l’homme a eu la tâche facile en nous séparant, car la direction que nous suivions était celle de la chair, non celle de l’Esprit.

Même certaines tentatives du passé pour mettre fin à ces divisions ont misérablement échoué, parce qu’elles étaient principalement inspirées par des logiques mondaines. Mais le mouvement œcuménique, auquel le Conseil Œcuménique a tant contribué, a surgi par la grâce de l’Esprit Saint (cf. Conc. Oecum. Vat. II, Unitatis redintegratio, n. 1). L’œcuménisme nous a mis en route selon la volonté de Jésus et pourra progresser à condition qu’en marchant sous la conduite de l’Esprit, il rejette tout repli autoréférentiel.

Mais – pourrait-on rétorquer – marcher de cette manière, c’est travailler en vain, car on ne défend pas, comme il se doit, les intérêts des communautés respectives, souvent solidement liées à des appartenances ethniques ou à des orientations affermies, qu’elles soient principalement ‘‘conservatrices’’ ou ‘‘progressistes’’. Oui, choisir d’appartenir à Jésus avant d’appartenir à Apollos ou à Pierre (cf. 1, 12), d’appartenir au Christ avant d’être ‘‘Juifs ou Grecs’’ (cf. Ga 3, 28), d’appartenir au Seigneur avant d’être de droite ou de gauche, choisir au nom de l’Évangile le frère au lieu de soi-même signifie souvent, aux yeux du monde, travailler en vain.

L’œcuménisme est ‘‘une grande entreprise en pure perte’’. Mais il s’agit d’une perte évangélique, selon la voie tracée par Jésus: «Celui qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera» (Lc 9, 24). Sauver ce qui nous est propre, c’est marcher selon la chair; se perdre en suivant Jésus, c’est marcher selon l’Esprit. Ce n’est qu’ainsi qu’on porte du fruit dans la vigne du Seigneur. Comme Jésus l’enseigne lui-même, ce ne sont pas ceux qui accaparent qui portent du fruit dans la vigne du Seigneur, mais ceux qui, en servant, suivent la logique de Dieu qui continue de donner et de se donner (cf. Mt 21, 33-42). C’est la logique de la Pâque, l’unique qui porte du fruit.

En regardant notre cheminement, nous pouvons nous retrouver dans quelques situations des communautés des Galates d’alors: comme il est difficile de calmer les animosités et de cultiver la communion, comme il est difficile de sortir des contrastes et des refus réciproques alimentés par des siècles! Il est encore plus difficile de résister à la tentation trompeuse: être ensemble avec les autres, marcher ensemble, mais avec l’intention de satisfaire quelque intérêt partisan. Ce n’est pas la logique de l’Apôtre, c’est celle de Judas, qui marchait avec Jésus mais pour ses propres affaires. La réponse à nos pas vacillants est toujours la même: marcher selon l’Esprit, en purifiant le cœur du mal, en choisissant avec une sainte obstination la voie de l’Evangile et en refusant les faux-fuyants du monde.

Après tant d’années d’engagement œcuménique, à l’occasion de ce soixante-dixième anniversaire du Conseil, demandons à l’Esprit de revigorer notre pas. Trop facilement, il s’arrête devant les divergences qui persistent; trop souvent, il est bloqué au départ, miné par le pessimisme. Que les distances ne soient pas des excuses! Il est déjà possible de marcher dès maintenant selon l’Esprit: prier, évangéliser, servir ensemble, c’est possible et cela plaît à Dieu! Marcher ensemble, prier ensemble, travailler ensemble: voilà notre route principale!

Cette route a un but précis: l’unité. Le chemin opposé, celui de la division, conduit à des guerres et à des destructions. Le Seigneur nous demande d’emprunter continuellement la voie de la communion, qui conduit à la paix. La division, en effet, «s’oppose ouvertement à la volonté du Christ. Elle est pour le monde un objet de scandale et elle fait obstacle à la plus sainte des causes: la prédication de l’Évangile à toute créature» (Unitatis redintegratio, n. 1). Le Seigneur nous demande l’unité, le monde, marqué par trop de divisions qui affectent surtout les plus faibles, implore l’unité.

Chers frères et sœurs, j’ai voulu venir ici en pèlerin à la recherche de l’unité et de la paix. Je remercie Dieu, parce qu’ici je vous ai trouvés, vous, frères et sœurs déjà en chemin. Marcher ensemble pour nous chrétiens n’est pas une stratégie pour faire davantage valoir notre poids, mais un acte d’obéissance envers le Seigneur et d’amour envers le monde. Demandons au Père de marcher ensemble avec plus de vigueur sur les routes de l’Esprit. Que la Croix oriente notre chemin, parce que là, en Jésus, ont déjà été abattus les murs de séparation et toute inimitié a été vaincue (cf. Ep 2, 14): là, nous comprenons que, malgré toutes nos faiblesses, rien ne nous séparera jamais de son amour (cf. Rm 8, 35-39).